Semaine de la santé mentale de 2014

Ottawa – le 8 mai 2014

Le 6 mai dernier, j’ai eu le privilège d’assister au premier petit-déjeuner annuel Sam Sharpe,  organisé par le sénateur Roméo Dallaire et Erin O'Toole, députée de Durham. Parmi les conférenciers, mentionnons Tim Laidler, directeur exécutif du Réseau de transition des vétérans, et le Lieutenant-colonel (à la retraite) Chris Linford, auteur du livre Warrior Rising, qui ont fait un témoignage sur leur parcours vers le mieux-être.

L’activité a marqué un bon début pour la 63e Semaine annuelle de la santé mentale de l’Association canadienne pour la santé mentale (du 5 au 9 mai) et nous a donné l’occasion de réfléchir à notre état de bien-être, individuellement et collectivement comme Canadiens.

La santé et le bien-être du personnel des Forces armées canadiennes, des vétérans, des membres de la GRC, et de leurs familles jouent un rôle important dans le bien-être de notre pays. Compte tenu des expériences et des risques inhérents au service actuel et passé de nos 60 000 membres des Forces armées canadiennes, 30 000 réservistes et 700 000 vétérans et plus, nous devons établir de nouvelles normes pour la protection et la prévention des maladies et des blessures ainsi que pour le soin des malades et des blessés. Cet effort doit aussi s’étendre aux premiers intervenants, tels que les policiers, les pompiers et les ambulanciers, de même qu’aux travailleurs humanitaires qui se retrouvent souvent confrontés à des défis semblables dans l’exercice de leurs tâches.

Ce vendredi, nous rendrons hommage aux quelque 40 000 hommes et femmes qui ont servi en Afghanistan et nous soulignerons leurs engagements et leurs sacrifices. Nous reconnaîtrons aussi le rôle spécial des membres de leurs familles. Cent cinquante-huit militaires canadiens ont perdu la vie au service du Canada dans ce pays lointain et aujourd’hui, plus de 6 100 des militaires qui sont rentrés au pays avec des blessures et des maladies découlant directement de leur déploiement en Afghanistan sont des clients d’Anciens Combattants Canada. Près de 50 pour cent d’entre eux souffrent d’une maladie mentale.

Ces blessures invisibles nous touchent tous, car elles changent la dynamique des relations qu’ont les vétérans avec leurs familles, leurs amis et leurs collègues, et elles se manifestent de différentes façons, notamment l’anxiété, la dépression ou la toxicomanie. Tout comme les blessures physiques, les maladies mentales liées au service peuvent nuire considérablement à la qualité de vie des vétérans et de leurs familles.

Mais le message transmis lors du premier petit-déjeuner annuel Sam Sharpe était un message d’espoir. Non seulement chacun des vétérans qui se sont racontés ont choisi d’aller au-delà de leurs blessures mais ils font aussi une différence significative dans la vie des autres et continuer à bien servir leur pays. Chaque témoignage était une source d’inspiration. La phrase suivante m’a particulièrement touchée : « Nous sommes malades mais nous ne sommes pas faibles ».

Heureusement, on semble commencer à comprendre que les vétérans et leurs familles ont besoin d’espoir pour réussir leur transition. La fin abrupte de la carrière, le manque éventuel de sécurité financière et l’adaptation à l’invalidité influent grandement le bien-être des vétérans blessés ou malades. À ce moment critique de sa vie militaire, le membre et sa famille doivent avoir des preuves tangibles que des options s’offrent à eux afin de pouvoir se concentrer sur le rétablissement et aller de l’avant. En l’absence de progrès il n’y a aucun espoir, mais quand il y a de l’espoir, on peut regarder vers l’avenir.

Dans mes rapports récents sur la Nouvelle Charte des anciens combattants, je relève les lacunes actuelles du processus de transition et j’offre des solutions pour les corriger. En réfléchissant cette semaine à notre bien-être et en rendant hommage à ceux et celles qui ont servi en Afghanistan, je vous invite à songer aux améliorations qu’il faut apporter pour mieux répondre aux besoins de nos vétérans et de leurs familles et d’assurer ainsi leur bien-être. Promettons-nous de poser des gestes concrets pour y arriver.

Guy Parent

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