Journée nationale de commémoration

Ottawa – Le 13 mai 2014

Vendredi dernier, j’ai assisté à la cérémonie de la Journée nationale de commémoration, à Ottawa, afin de reconnaître le service et le sacrifice des membres des Forces armées canadiennes, de la Gendarmerie royale du Canada et de la fonction publique du Canada qui ont servi en Afghanistan, ainsi que pour leur rendre hommage. J’ai trouvé la cérémonie très touchante : les allocutions étaient honnêtes et apolitiques, et, comme il se doit, elles portaient principalement sur la reconnaissance du dévouement dont ont fait preuve ceux et celles qui ont contribué à la mission en Afghanistan et qui se sont sacrifiés pour cette mission.

J’ai aussi été touché de voir des milliers de Canadiens et de Canadiennes de tous âges se rassembler sur la Colline du Parlement pour reconnaître le courage et les sacrifices des participants à la mission de 12 ans, et cela m’a ému de savoir que des milliers d’autres Canadiens et Canadiennes s’étaient rassemblés à l’échelle du pays en leur honneur. Les acclamations de la foule pendant le défilé des diverses musiques militaires et policières qui jouaient pour leurs fiers camarades et les fiers vétérans étaient fort éloquentes.

Un des maîtres de cérémonie de la journée était l’athlète en fauteuil roulant Rick Hansen, qui a inspiré beaucoup de nos soldats blessés, y compris l’autre maître de cérémonie, le capitaine Simon Mailloux, qui a servi avec distinction en Afghanistan jusqu’à ce qu’il ait été gravement blessé lors d’un incident mettant en cause un dispositif explosif de circonstance. En 2009, le capitaine Mailloux a été envoyé de nouveau en Afghanistan, devenant ainsi le premier amputé du Canada à être affecté à une zone de guerre à titre de combattant. Ces deux personnes incarnent le courage des Canadiens et des Canadiennes qui, au bout de leur long chemin de réadaptation, sont des gagnants à tous égards.

Bien qu’on ait remercié de façon spéciale les familles de ceux et celles qui ont servi ainsi que les familles de ceux et celles qui sont tombés au champ d’honneur et qui doivent assumer des responsabilités familiales additionnelles à cause de la perte de leur être cher, s’il y avait un élément qui manquait au programme de reconnaissance, c’était peut-être les sacrifices des journalistes intégrés qui ont continué de sensibiliser la population canadienne à l’importance de la mission canadienne en faisant des reportages quotidiens pendant qu’ils se déplaçaient avec nos troupes de première ligne dans le district de Panjwayi. Eux aussi, et leur famille, ont éprouvé des difficultés semblables à celles de tout autre militaire en déploiement.

À mon avis, la mission en Afghanistan souligne l’importance du thème « Un seul groupe de vétérans », l’accent étant mis sur le service, plutôt que sur le lieu et la période du service. Personne n’a été exempté du service en Afghanistan. Quelque 40 000 militaires et policiers y ont servi. Chaque groupe professionnel des Forces armées canadiennes avait un rôle à jouer, ce qui signifie que non seulement des unités ont été déployées, mais aussi des membres individuels de la Force régulière et de la Force de réserve des quatre coins du pays.

Sur le terrain, ce sont de toute évidence les unités des armes de combat, les unités des forces aériennes et les unités médicales qui ont été les principales forces affectées à la ligne de front, mais il y a aussi des techniciens de véhicules, des techniciens en informatique, des experts en explosifs de la Marine, des techniciens en photographie, des conducteurs de véhicules aériens sans pilote et bien d’autres membres du personnel opérationnel et de soutien qui ont soutenu la mission. En outre, il y a ceux et celles qui n’ont pas servi sur le terrain, mais qui étaient en déploiement ailleurs dans le théâtre d’opérations à l’appui des troupes de première ligne. Comme les Forces armées canadiennes (Force régulière et Force de réserve) ne comptent qu’un effectif total de 100 000 membres, cela veut dire que nombreux sont ceux et celles qui sont allés en Afghanistan plus d’une fois pour répondre aux exigences liées aux opérations très intenses ayant été menées pendant 12 ans.

De nos jours, quand on s’enrôle dans les Forces armées canadiennes, quel que soit le groupe professionnel, on peut s’attendre à servir n’importe où, n’importe quand. Cela fait partie de la responsabilité illimitée que tous les militaires doivent assumer.

Chaque mission est différente et affecte le personnel de façons différentes. Nous savons que 158 Canadiens et Canadiennes ont perdu la vie pendant la mission en Afghanistan. Nous savons également que plus de 6 100 militaires et vétérans sont maintenant des clients d’Anciens Combattants Canada en raison d’une blessure ou d’une maladie liée directement à leur service en Afghanistan. En plus de cette période de service, beaucoup de militaires ont effectué de multiples périodes d’affectation dans des pays tels que la Bosnie, le Rwanda, le Timor-Oriental et Haïti. Enfin, quoique nous sachions que toutes ces missions auront des effets cumulatifs, nous ne savons pas combien de militaires auront besoin de soutien pour surmonter ces effets ni quand ces derniers se manifesteront. Il ne faudrait pas oublier non plus l’effet de ce genre de service sur les familles, elles qui portent le fardeau de l’incertitude, des longues absences et de l’adaptation aux changements physiques ou psychologiques à leurs êtres chers.

Je suis heureux que le premier ministre Harper ait annoncé que les dates de la mission en Afghanistan seront gravées sur le Monument commémoratif de guerre du Canada en guise de rappel permanent de la participation des Canadiens et des Canadiennes à la mission. Par contre, n’oublions jamais que l’Afghanistan n’est pas la seule mission de nos Forces armées canadiennes. En effet, nos militaires ont servi dans bien d’autres missions dans le passé et continueront de participer à d’autres dans l’avenir. Nous pouvons être fiers que les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes soient prêts à servir notre pays n’importe où, n’importe quand.

Guy Parent

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