Table des matières
- Résumé
- Introduction
- Méthodologie
- Contexte
- Analyse et constatations
- Conclusion
- Recommandations au ministre des Anciens Combattants
- Références
Résumé
Nous avons lancé cet examen après avoir reçu une plainte d’une vétérane au sujet du remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge. La cliente a participé à un programme de soins en établissement dans le cadre du Programme de réadaptation d’Anciens Combattants Canada (ACC), et le coût des soins aux personnes à charge était beaucoup plus élevé que ce qu’ACC pouvait légalement payer. Cette plainte a soulevé des préoccupations selon lesquelles les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge ne peuvent pas être dépassés pour certains clients, quelle que soit leur situation, et que les taux maximaux n’ont pas changé depuis 2006.
En quoi cette question est-elle importante?
Les frais de garde supplémentaires des personnes à charge désignent le remboursement des frais de garde payés pour aider les clients à bénéficier des services offerts par le Programme de réadaptation d’ACC. L’objectif du Programme de réadaptation est de fournir des services qui répondent aux besoins de réadaptation de la personne. Cependant, les règles actuelles concernant les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge peuvent désavantager certains clients. Si le remboursement ne répond pas aux besoins, leurs seules options sont de payer les coûts supplémentaires de leur poche ou d’exclure ces services de leur plan de réadaptation.
Ce que nous avons constaté
Notre examen a révélé deux problèmes d’équité avec les règles prévues par le Règlement sur le bien-être des vétérans concernant les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge.
Principales constatations et recommandations
Selon le Règlement sur le bien-être des vétérans, les clients en réadaptation qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation ne peuvent pas être remboursés au-delà du taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans des situations exceptionnelles, contrairement aux clients qui suivent une formation. Lorsque nous avons demandé pourquoi cette différence dans le Règlement existait, ACC n’a pas donné de raison claire. Notre examen a révélé que cette limite n’est pas conforme à l’objectif et à la conception du Programme de réadaptation, qui est d’être souple et axé sur les besoins de la personne. Ce manque de souplesse est injuste parce que certains vétérans qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation peuvent se heurter à des situations qui augmentent considérablement le coût des services de garde, mais ACC ne peut actuellement pas dépasser le taux maximal pour répondre à leurs besoins. L’absence de pouvoir discrétionnaire est plus susceptible de nuire à certains clients du Programme de réadaptation plus que d’autres, comme les clients qui suivent des programmes plus longs, les clients vivant dans une région où le coût des services de garde pour personnes à charge est élevé, les clients ayant plusieurs personnes à charge ou les personnes à charge ayant des besoins de soutien élevés, les clients monoparentaux et les clientes.
Recommandation 1 : Modifier le Règlement sur le bien-être des vétérans afin d’inclure le pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal lorsque les circonstances le justifient pour des frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation.
Les taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge n’ont pas été rajustés depuis leur introduction en 2006. L’absence d’ajustement des taux maximaux signifie qu’ils ne sont pas conformes à d’autres taux maximaux semblables et qu’ils n’ont peut-être pas suivi les coûts réels. Par exemple, les taux maximaux pour les frais de garde des personnes à charge du Programme de réadaptation professionnelle pour l’assurance invalidité prolongée des Forces armées canadiennes sont indexés pour refléter le coût croissant des services de garde, alors que les taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge ne le sont pas. De plus, des recherches canadiennes suggèrent que le coût au taux du marché des services de garde des personnes à charge non financés a augmenté au fil du temps.
Recommandation 2 : Veiller à ce que les dispositions réglementaires relatives aux taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge ne fassent pas en sorte que les clients assument une plus grande part des frais de garde supplémentaires des personnes à charge au fil du temps.
Résumé
Dans l’ensemble, nous avons constaté que le fait que le Ministère n’ait pas le pouvoir de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation est injuste pour ces clients parce qu’il n’y a pas de souplesse pour répondre à leurs besoins particuliers. Nous sommes également préoccupés par le fait que les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge, qui ont été établis dans le Règlement en 2006 sans aucune disposition pour les rajuster, n’ont peut-être pas suivi le coût des services de garde des personnes à charge. Nos recommandations visent à résoudre ces problèmes d’équité systémiques.
Introduction
Nous avons entrepris cet examen en raison de problèmes d’équité systémiques relevés au cours d’une enquête sur une plainte d’une cliente déposée auprès du Bureau de l’ombud des vétérans (BOV). La cliente vétérane était une mère célibataire qui avait suivi un programme de soins en établissement de 45 jours dans le cadre du Programme de réadaptation d’Anciens Combattants Canada (ACC). Pendant qu’elle était en traitement, les frais de garde à temps plein pour les quatre personnes à charge dépassaient de loin le maximum de 75 $ par jour qu’ACC pouvait légalement payer. En fin de compte, ACC a été en mesure de rembourser à cette cliente le solde restant parce qu’elle était admissible au financement dans le cadre d’un autre programme, mais sa plainte a fait état de problèmes d’équité systémiques avec les frais de garde supplémentaires des personnes à charge qui pourraient avoir une incidence sur d’autres clients
Méthodologie
L’un des rôles du Bureau de l’ombud des vétérans (BOV) est de cerner les problèmes d’équité systémiques avec les programmes, les avantages et les services d’ACC et de formuler des recommandations pour les résoudre (Bureau de l’ombud des vétérans, 2023). Nous évaluons les problèmes systémiques en évaluant le traitement, le processus et les résultats pour en déterminer l’équité
Le présent examen met l’accent sur l’équité du remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans le cadre du Programme de réadaptation d’ACC.
Pour déterminer si les règles concernant les taux maximaux de frais de garde supplémentaires des personnes à charge sont équitables, nous avons examiné et analysé ce qui suit :
- Les plaintes des clients du BOV au sujet de la garde des personnes à charge
- Les politiques, documents, sites Web, lois et règlements pertinents d’ACC
- Les données sur les clients d’ACC pour le Programme de réadaptation et les frais de garde supplémentaires des personnes à charge
Au moment de la rédaction du présent rapport, les statistiques d’ACC sur les clients remboursés pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge étaient limitées. La section 2.2 traite plus en détail de ces limites.
- La justification et la conception du programme d’ACC
- La littérature universitaire sur la garde des personnes à charge
- D’autres avantages semblables au Canada et à l’étranger
- Le coût actuel des services de garde des personnes à charge au Canada
- Les subventions pour la garde d’enfants et les réductions de frais au Canada
Nous avons appliqué une optique d’analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus) à la planification, à la recherche et à la rédaction de notre projet. L’ACS Plus est un outil d’analyse qui tient compte de facteurs croisés, y compris le sexe, le genre, l’âge, la race et d’autres facteurs identitaires, pour appuyer les politiques tenant compte de la diversité, y compris trouver des moyens d’atténuer les obstacles auxquels certains groupes peuvent être confrontés pour accéder aux initiatives gouvernementales ou en tirer profit (Femmes et Égalité des genres Canada, 2023).
Avant sa publication, nous avons soumis une ébauche du présent rapport aux représentants d’ACC pour obtenir des commentaires et pour confirmer l’exactitude de l’information liée aux programmes d’ACC.
Contexte
Le Programme de réadaptation
Le Programme de réadaptation d’ACC fournit aux clients admissibles du financement pour des services de réadaptation médicale, psychosociale et professionnelle ainsi que des dépenses connexes pour les soutenir pendant qu’ils bénéficient de ces services. Les vétérans des Forces armées canadiennes (FAC) ayant un problème de santé découlant principalement du service et, dans certains cas, leurs conjoints ou survivants peuvent participer au Programme de réadaptation. L’objectif du programme est d’aider les clients à cerner et à surmonter les obstacles à la réinsertion dans la vie civile afin de rétablir « le mieux possible leurs aptitudes physiques, psychologiques, sociales et professionnelles, après une blessure ou une maladie » (gouvernement du Canada, 2005, p. 4224).
ACC a établi le Programme de réadaptation le 1er avril 2006, avec l’introduction de la Nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC)
Frais de garde supplémentaires des personnes à charge
Le Règlement sur le bien-être des vétérans énonce des dispositions relatives aux frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans le cadre du Programme de réadaptation. Les frais de garde supplémentaires des personnes à charge désignent le remboursement
L’une des principales exigences en matière de remboursement est que les frais de garde supplémentaires des personnes à charge doivent s’ajouter aux frais de garde déjà payés pour la personne à charge (ACC, 2012b, 2023). Par exemple, lorsqu’un client du Programme de réadaptation a un rendez-vous lié au programme alors que la personne à sa charge fréquente sa garderie habituelle, ACC ne fournit pas de financement pour ce service. Lorsqu’un client a un rendez-vous lié au programme à un moment où il s’occuperait autrement de la personne à sa charge, ACC fournit un financement pour les services de garde (à condition que le client réponde aux autres critères d’admissibilité). En bref, ACC rembourse aux clients les frais de garde supplémentaires des personnes à charge engagés en raison de leur participation au Programme de réadaptation
ACC rembourse les clients pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge différemment selon qu’ils suivent une formation ou bénéficient de services autres que la formation (ACC, 2012b, 2023)
Un très petit nombre de clients du Programme de réadaptation sont remboursés pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge. Sur un total de 29 635 clients en réadaptation du 1er avril 2018 au 31 mars 2023, 195 ont été remboursés pour les frais de garde des personnes à charge pendant qu’ils suivaient une formation, et 151 ont été remboursés pendant qu’ils bénéficiaient de services de réadaptation autres que la formation
Analyse et constatations
Constatation 1 : Il est injuste que le Règlement ne permette pas aux clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation d’être remboursés au-delà du taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans des circonstances uniques ou exceptionnelles.
Cette constatation s’appuie sur l’analyse suivante.
1.1 Aucune justification convaincante n’appuie le pouvoir discrétionnaire de dépasser les taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge uniquement pour les clients qui suivent une formation et non pour ceux qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation.
Pour comprendre la raison de la différence dans les structures de financement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge, nous avons demandé à ACC la justification qui appuie les raisons pour lesquelles le Ministère a un pouvoir discrétionnaire réglementaire pour les clients qui suivent une formation, mais pas pour ceux qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation. ACC a expliqué qu’il a effectué un examen des dépenses de formation professionnelle en 2013 qui a mené à l’ajout d’un pouvoir discrétionnaire précis pour dépasser le taux et le pourcentage maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui suivent une formation parce qu’ils peuvent engager des coûts plus élevés en raison de « circonstances uniques ou extraordinaires »
Constatant que cette explication ne justifiait pas la différence entre les pouvoirs discrétionnaires, nous avons évalué si la justification du Ministère pour la différence globale de taux maximaux entre les deux volets de remboursement pouvait éventuellement justifier la disparité des pouvoirs discrétionnaires. En réponse à notre question sur la différence dans les taux maximaux du Règlement entre les deux volets
1.2 L’absence de pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans des circonstances exceptionnelles pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation n’est pas conforme aux éléments clés de l’objectif et de la conception du Programme de réadaptation.
Inspiré des pratiques exemplaires en matière de gestion de l’incapacité, le Programme de réadaptation se veut souple et fondé sur les besoins de la personne (ACC, 2012b; gouvernement du Canada, 2005). Lorsque le gouvernement a lancé le programme en 2006, il a énoncé l’un des principes fondamentaux du programme comme étant « axé sur les besoins individuels » (gouvernement du Canada, 2005, p. 4226). Le Programme de réadaptation aspire à adhérer à ce principe grâce à des piliers clés tels que la gestion de cas et les objectifs de réadaptation individualisés qui sont définis par et avec le client. Par conséquent, le remboursement des dépenses admissibles, comme les frais de garde supplémentaires des personnes à charge, vise également à répondre aux besoins individuels des clients pour appuyer leur participation au programme : conformément à la politique d’ACC, « les décisions en matière de remboursement doivent être vastes et souples afin de favoriser l’accès des participants à ces services » (ACC, 2012b). Étant donné que le Règlement sur le bien-être des vétérans n’inclut pas le pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation, la capacité des gestionnaires de cas d’être flexibles dans ces décisions de remboursement est limitée par le maximum ferme de 75 $ par jour. Comme l’illustre le cas de notre cliente, les frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans une situation individuelle donnée peuvent dépasser de loin ce taux maximal, mais le Règlement n’offre aucune souplesse pour répondre à ces besoins dans le cadre du Programme de réadaptation. Par conséquent, l’absence d’une disposition sur le pouvoir discrétionnaire dans le Règlement sur le bien-être des vétérans pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation compromet l’accent mis par le programme sur la souplesse nécessaire pour répondre aux besoins individuels et peut compromettre les objectifs de participation qui sous-tendent le remboursement des dépenses liées à la réadaptation.
En plus des objectifs en matière de prestation de services souples et individualisés et de remboursement, les services de réadaptation visent également à travailler ensemble pour appuyer la réinsertion dans la vie civile (gouvernement du Canada, 2005, p. 4217). Au besoin, des services autres que la formation sont utilisés pour améliorer la santé mentale et physique des participantes. Une fois que les clients sont suffisamment stables sur le plan médical et psychosocial pour se concentrer sur le retour au travail, ils peuvent bénéficier de services professionnels, y compris de la formation, afin d’améliorer leur employabilité (ACC, 2024). Même lorsque l’emploi par la formation professionnelle peut être l’objectif ultime du client, sa réussite avec des services autres que la formation peut être un facteur déterminant dans l’atteinte de cet objectif. En d’autres termes, un manque de souplesse dans une composante du programme peut compromettre les chances de réussite du client dans d’autres composantes du programme, parce que ces composantes sont destinées à fonctionner ensemble. Cette conception de programme souligne la nécessité de prévenir les disparités entre les composantes du programme : un soutien adéquat et équitable en matière de remboursement dans chaque composante du programme, y compris les services autres que la formation, est important pour maximiser les chances de réussite du client dans l’ensemble du programme.
1.3 Certains groupes de clients peuvent être plus susceptibles que d’autres d’être touchés par un manque de pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation.
Nous avons effectué une ACS Plus des groupes de clients potentiels les plus susceptibles d’être touchés négativement par l’absence de pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal de 75 $ par jour pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation. Comme nous l’avons mentionné précédemment, nous avons constaté que les personnes qui suivent des programmes plus longs, comme les programmes de soins en établissement ou les programmes de soins externes intensifs, peuvent être plus touchées par cette absence de pouvoir discrétionnaire parce qu’elles peuvent avoir besoin de services de garde supplémentaires des personnes à charge 24 heures sur 24 pendant de longues périodes, ce qui entraîne des coûts élevés pour ces services de garde. En plus de la durée du programme auquel la personne participe, l’emplacement des services de garde peut également avoir une grande incidence sur le coût. Les frais médians pour la garde d’enfants varient considérablement d’une ville à l’autre, les parents des villes du Québec ne payant qu’environ 10 % des frais que les parents de Toronto payaient en 2019 et en 2021 (Macdonald et Friendly, 2020, 2022)
En plus de la durée et de l’emplacement des services de garde des personnes à charge, le coût de ces derniers est également touché par le nombre de personnes à charge nécessitant des services de garde et leur niveau de besoins en matière de soutien. Dans la plupart des cas, le coût des services de garde des personnes à charge augmente avec chaque personne à charge nécessitant ces services parce que le coût des services est généralement facturé par personne à charge, ce qui entraîne des frais de garde plus élevés pour les principaux aidants avec plusieurs personnes à leur charge. Ces coûts plus élevés sont mis en évidence par des éléments tels que les dispositions de l’impôt sur le revenu par enfant pour les déductions pour frais de garde d’enfants (Agence du revenu du Canada, 2018). Parallèlement, les principaux dispensateurs de soins avec des personnes à charge ayant d’importants besoins de soutien ont tendance à payer une prime pour les services de garde des personnes à charge. Par exemple, le coût des soins aux personnes âgées varie grandement selon le niveau d’aide nécessaire
Enfin, certains facteurs sociodémographiques, comme l’état matrimonial et le sexe, peuvent avoir une incidence sur le besoin d’une personne d’obtenir un remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge. Par exemple, les parents uniques peuvent avoir besoin de plus de soutien financier pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge que les parents en couple parce que le revenu de leur ménage
En effet, ces constatations découlant de l’ACS Plus appuient largement les critères réglementaires existants qui permettent au Ministère d’envisager de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui suivent une formation (lorsque plus de trois personnes à charge ont besoin de services de garde, lorsque cela est nécessaire en raison de la disponibilité ou de l’emplacement des services de garde, ou au besoin pour permettre à la personne d’atteindre ses objectifs de réadaptation). Bien que nous ne souhaitions pas exclure la possibilité qu’ACC choisisse d’élargir ou d’ajuster ces critères après notre examen, nous notons que le cas de notre client aurait pu être pris en considération pour dépasser le taux maximal si des critères comparables s’appliquaient aux deux volets. Or, la cliente a plutôt engagé des coûts qui lui ont causé d’importantes difficultés financières. À notre avis, les critères existants qui permettent au Ministère d’envisager de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui suivent une formation reflètent une bonne politique qui tient compte de l’ACS Plus, et grâce à des modifications réglementaires, ces critères pourraient être adaptés pour s’appliquer aux deux volets.
Conclusion
En résumé, le Programme de réadaptation vise à être souple et fondé sur les besoins de la personne, et l’absence, dans le Règlement, du pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation nous fait dévier de cet objectif. Bien qu’une justification solide puisse fournir un argument raisonnable pour expliquer pourquoi le Règlement ne prévoit pas de pouvoir discrétionnaire pour ces clients, nous avons constaté que la justification de la différence par le Ministère n’expliquait pas clairement ou ne justifiait pas l’absence de pouvoir discrétionnaire. Le pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal est important parce que certains clients peuvent engager des coûts plus élevés que la moyenne tout en bénéficiant de services de réadaptation autres que la formation et, à l’heure actuelle, leurs seules options s’ils doivent avoir accès à ces services sont d’absorber ces coûts supplémentaires ou d’exclure ces services de leur plan de réadaptation. Les clients qui peuvent avoir des frais de garde plus élevés pour les personnes à charge comprennent ceux qui participent à des programmes plus longs, qui vivent dans une région où le coût des services de garde des personnes à charge est supérieur à la moyenne, qui ont plusieurs personnes à leur charge, qui ont des personnes à leur charge ayant d’importants besoins de soutien, qui sont des parents uniques ou qui sont des femmes. À la lumière de cette analyse, nous concluons que les besoins en matière de frais de garde supplémentaires des personnes à charge des clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation ne peuvent être satisfaits dans tous les cas sans que le Règlement prévoie de pouvoir discrétionnaire pour dépasser le taux maximal dans des circonstances exceptionnelles.
Par conséquent, nous trouvons qu’il est injuste que le Règlement ne permette pas aux clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation d’être remboursés au-delà du taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans des circonstances uniques ou exceptionnelles.
Pour remédier à cette iniquité, nous adressons la recommandation suivante au ministre des Anciens Combattants.
Recommandation 1 : Modifier le Règlement sur le bien-être des vétérans afin d’inclure le pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal lorsque les circonstances le justifient pour des frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation.
Cette recommandation vise à résoudre l’iniquité causée par l’absence de pouvoir discrétionnaire dans le Règlement pour dépasser les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation. Une solution possible serait de prendre les critères existants qui permettent au Ministère d’envisager de dépasser le taux maximal dans le cas de la formation et, par l’intermédiaire de modifications réglementaires, d’adapter ces critères pour s’appliquer aux deux volets.
Constatation 2 : Les taux maximaux fixés par le Règlement pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge créent une disparité avec des programmes comparables et pourraient réduire la probabilité que ces taux continuent de suivre le coût des frais de garde des personnes à charge.
Cette constatation s’appuie sur l’analyse suivante.
2.1 D’autres taux maximaux comparables d’ACC et du Programme de réadaptation professionnelle pour l’assurance invalidité prolongée des Forces armées canadiennes sont indexés ou n’ont pas de maximums individuels, et aucune justification convaincante n’appuie cette disparité.
Lorsque le gouvernement a lancé le Programme de réadaptation d’ACC en 2006, il a expressément fait remarquer que le remboursement des dépenses, y compris les frais de garde supplémentaires des personnes à charge, était censé être comparable à un remboursement semblable offert par le Programme de réadaptation professionnelle pour l’assurance invalidité prolongée des FAC (PRP AIP des FAC) (gouvernement du Canada, 2005, p. 4225). Toutefois, les taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge prévus dans le Règlement n’ont pas changé depuis leur mise en place en 2006, tandis que ceux du PRP AIP des FAC de contrepartie sont rajustés chaque année pour suivre le rythme de la hausse des coûts
En plus de leur disparité avec le PRP AIP des FAC, les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge sont uniques dans le Programme de réadaptation d’ACC lui-même. Pour les clients qui suivent une formation, toutes les dépenses liées à la formation, à l’exception des frais de garde supplémentaires des personnes à charge, sont incluses dans un montant de remboursement maximal global (ACC, 2023; gouvernement du Canada, 2013, p. 2124). Le Règlement n’a pas de maximum par article pour les autres dépenses de formation (par exemple, pour les frais de livres ou de logiciels), ce qui donne aux gestionnaires de cas la souplesse nécessaire pour verser le financement disponible d’une manière qui répond aux besoins individuels des clients. En revanche, les frais de garde supplémentaires des personnes à charge sont la seule dépense liée à la formation qui a son propre taux maximal individuel. Entre-temps, pour les dépenses non liées à la formation, tous les taux de remboursement sont rajustés périodiquement
Lorsque nous avons demandé pourquoi le Règlement sur le bien-être des vétérans ne prévoit pas de rajustement de ces taux, ACC a de nouveau expliqué que des changements avaient été apportés au Règlement en 2013, ce qui ajoutait un pouvoir discrétionnaire précis pour dépasser le pourcentage de remboursement maximal et le montant pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui suivent une formation dans certaines situations exceptionnelles
2.2 Les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge pourraient ne plus être suffisants pour couvrir les coûts des clients étant donné que ces taux n’ont pas changé depuis 2006.
Bien que nous sachions que le taux maximal des frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui suivent une formation était fondé sur les taux remboursés par le PRP AIP des FAC, comme il a été mentionné précédemment, ACC n’a pas été en mesure de fournir l’analyse sur laquelle il a fondé les taux maximaux pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation. En réponse à notre question sur la façon dont ACC a déterminé le taux maximal de 75 $ par jour pour ces clients, ACC a expliqué qu’il n’était pas en mesure de déterminer les renseignements et les données précises qui ont été utilisés, mais a cité la « variabilité des circonstances individuelles et le coût des services de garde dans l’ensemble du pays »
Bien que nous n’ayons pas pu reproduire l’analyse initiale du Ministère, les recherches canadiennes limitées disponibles suggèrent que les coûts non subventionnés des services de garde des personnes à charge au taux du marché ont augmenté au fil du temps. Les données sur les frais de garde des personnes à charge au Canada de 2006 à 2024 sont assez rares
Même si les données canadiennes sur le coût au taux du marché des services de garde non subventionnés pour les enfants, les adultes âgés et les adultes en situation de handicap au fil du temps étaient disponibles, elles n’offriraient pas un aperçu direct de la question de savoir si les taux maximaux du Règlement pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge répondent aux besoins des clients du Programme de réadaptation. Pour comprendre les besoins particuliers de ces clients, nous avons demandé des statistiques sur les clients d’ACC concernant le remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge. Les statistiques pertinentes disponibles pour le volet de formation étaient minimes, et bien que plus de renseignements soient disponibles pour les services autres que la formation, ACC a indiqué que cette information ne comprenait pas si et combien de fois les clients avaient atteint le taux maximal
Conclusion
En résumé, les taux maximaux prévus par le Règlement pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge du Ministère contrastent avec les taux maximaux de remboursement des services de garde des personnes à charge du PRP AIP des FAC, ainsi que le remboursement d’autres dépenses de réadaptation d’ACC, parce qu’ils ne sont pas rajustés ou inclus dans un maximum global souple. Malheureusement, ACC n’a pas été en mesure de fournir des statistiques sur les clients qui nous permettraient de déterminer si les coûts soumis pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge démontrent également que les clients assument une plus grande part des coûts au fil du temps. Néanmoins, notre analyse a montré que les taux maximaux statiques pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge peuvent être inappropriés parce que les recherches longitudinales canadiennes disponibles sur le coût au taux du marché des services de garde non subventionnés suggèrent que les coûts ont augmenté considérablement depuis 2006 (Macdonald et Klinger, 2015; Macdonald et Friendly, 2014, 2016, 2017, 2019).
Par conséquent, nous constatons que l’absence d’ajustement des taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge dans le Règlement crée une disparité avec d’autres programmes comparables et pourrait réduire la probabilité que ces taux maintiennent le coût des services de garde des personnes à charge.
Pour remédier à cette iniquité, nous adressons la recommandation suivante au ministre des Anciens Combattants :
Recommandation 2 : Veiller à ce que les dispositions réglementaires relatives aux taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge ne fassent pas en sorte que les clients assument une plus grande part des frais de garde supplémentaires des personnes à charge au fil du temps.
Cette recommandation vise à encourager ACC à analyser des renseignements plus détaillés sur les clients, y compris les facteurs de l’ACS Plus, à mesure que ces renseignements deviennent disponibles grâce à l’amélioration des données, afin de déterminer si les taux maximaux du Règlement pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge ont suivi le rythme du coût des services de garde au fil du temps. Selon les résultats de la présente analyse, d’autres mesures d’ACC pourraient être nécessaires pour répondre à cette recommandation et assurer la pertinence des dispositions relatives au taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge.
Conclusion
Nous avons entrepris le présent examen en raison d’une plainte d’une cliente déposée auprès du Bureau de l’ombud des vétérans qui faisait état de problèmes systémiques potentiels d’équité avec le remboursement par le Ministère des frais de garde supplémentaires des personnes à charge. Nous avons examiné les données sur les clients d’ACC, les plaintes du BOV, les recherches universitaires et gouvernementales et d’autres sources afin de déterminer si les règles relatives au remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge sont équitables. Notre analyse a donné lieu à deux constatations.
Premièrement, nous trouvons qu’il est injuste que le Règlement ne permette pas aux clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation d’être remboursés au-delà du taux maximal pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge même dans des circonstances uniques ou exceptionnelles. L’absence, dans le Règlement, de pouvoir discrétionnaire pour dépasser le taux maximal de frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour ces clients est problématique parce qu’elle est incompatible avec l’objectif du Programme de réadaptation. De plus, le Ministère n’a pas été en mesure d’offrir une raison défendable pour laquelle le Règlement ne donnait pas aux décideurs le pouvoir discrétionnaire de dépasser les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficiaient de services de réadaptation autres que la formation. Ce pouvoir discrétionnaire est nécessaire parce que les clients peuvent se heurter à des circonstances uniques (par exemple, un plus grand nombre de personnes à charge nécessitant des services de garde) qui entraînent des frais de garde des personnes à charge beaucoup plus élevés, et les clients touchés doivent absorber les dépenses eux-mêmes s’ils doivent assister aux services de réadaptation d’ACC qui entraînent ces frais de garde des personnes à charge.
Deuxièmement, l’absence d’ajustement des taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge, dans le Règlement, crée une disparité avec d’autres programmes comparables et peut faire en sorte qu’il soit difficile pour ces taux de suivre le coût des services de garde des personnes à charge au fil du temps. Bien que les taux maximaux pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge soient demeurés les mêmes depuis 2006, d’autres taux maximaux comparables du PRP AIP des FAC et du Programme de réadaptation d’ACC sont soit indexés, soit inclus dans un maximum global souple. Ce manque d’ajustement signifie que les taux maximaux statiques de frais de garde supplémentaires des personnes à charge peuvent faire en sorte que les clients supportent des coûts accrus au fil du temps, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la participation des clients, et leur réussite au Programme de réadaptation. Les taux maximaux immuables pour les frais de garde supplémentaires des personnes à charge peuvent ne pas être adéquats parce que la recherche longitudinale canadienne sur le coût des services de garde d’enfants suggère que les coûts non subventionnés du taux du marché ont augmenté au fil du temps. Malheureusement, ACC n’a pas été en mesure de fournir des statistiques sur les clients qui pourraient montrer si et à quelle fréquence les clients atteignaient ou dépassent les taux maximaux, mais ACC pourrait bientôt être en mesure d’effectuer un tel examen à l’aide des données disponibles dans le cadre du plus récent contrat de réadaptation.
En résumé, le Règlement sur le bien-être des vétérans désavantage les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation parce qu’il ne donne pas au Ministère la souplesse nécessaire pour offrir un remboursement accru des frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les vétérans et leur famille dans des circonstances uniques ou exceptionnelles. Nous sommes également préoccupés par le fait que les taux maximaux établis en 2006 n’ont pas été rajustés au cours des 18 dernières années et n’ont peut-être pas suivi le rythme des coûts réels des clients. Nos recommandations visent à résoudre ces problèmes d’équité systémiques.
Recommandations au ministre des Anciens Combattants
- Modifier le Règlement sur le bien-être des vétérans afin d’inclure le pouvoir discrétionnaire de dépasser le taux maximal lorsque les circonstances le justifient pour des frais de garde supplémentaires des personnes à charge pour les clients qui bénéficient de services de réadaptation autres que la formation.
- Veiller à ce que les dispositions réglementaires relatives aux taux maximaux des frais de garde supplémentaires des personnes à charge ne fassent pas en sorte que les clients assument une plus grande part des frais de garde supplémentaires des personnes à charge au fil du temps.
Références
ANDY’S HOUSE TREATMENT CENTRE. (2024). Intensive outpatient program. https://andyshouse.com/intensive-outpatient-program/
AGENCE DU REVENU DU CANADA. (2018). Folio de l’impôt sur le revenu S1-F3-C1, Déduction pour frais de garde d’enfants. https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/renseignements-techniques/impot-revenu/folios-impot-revenu/serie-1-particuliers/folio-3-questions-liees-a-unite-familiale/folio-impot-revenu-s1-f3-c1-deduction-frais-garde-enfants.html
ANCIENS COMBATTANTS CANADA. (2012a). Définitions pour les Programmes de réinsertion et d’indemnisation, gouvernement du Canada. https://www.veterans.gc.ca/fr/propos-dacc/rapports-politiques-et-legislation/politiques/definitions-pour-les-programmes-de-reinsertion-et-dindemnisation#assistanceprofessionnelle
ANCIENS COMBATTANTS CANADA. (2012b). Dépenses liées à la réadaptation – Autres que celles liées à la formation, gouvernement du Canada. https://www.veterans.gc.ca/fr/propos-dacc/rapports-politiques-et-legislation/politiques/depenses-liees-la-readaptation-autres-que-celles-liees-la-formation
ANCIENS COMBATTANTS CANADA. (2024). Plan de services de réadaptation et d’assistance professionnelle : Évaluations, élaboration et mise en œuvre, gouvernement du Canada. https://www.veterans.gc.ca/fr/propos-dacc/rapports-politiques-et-legislation/politiques/plan-de-services-de-readaptation-et-dassistance-professionnelle-evaluations-elaboration-et-mise-en
ANCIENS COMBATTANTS CANADA. (2023). Services de réadaptation professionnelle et d’assistance professionnelle : dépenses liées à la formation, gouvernement du Canada. https://www.veterans.gc.ca/fr/propos-dacc/rapports-politiques-et-legislation/politiques/services-de-readaptation-professionnelle-et-dassistance-professionnelle-depenses-liees-la-formation
BEACH, J., M. FRIENDLY, N. NGUYỄN, P. BORGES-NOGUEIRA, M. TAYLOR, S. MOHAMED, L. ROTHMAN et B. FORER. (2023). Early childhood education and care in Canada 2021. Child Care Resource and Research Unit. https://childcarecanada.org/publications/ecec-canada/23/04/early-childhood-education-and-care-canada-2021
BUREAU DE L’OMBUD DES VÉTÉRANS. (2023). Approche. Anciens Combattants Canada, gouvernement du Canada. https://ombudsman-veterans.gc.ca/fr/pour-en-savoir-plus/notre-approche
CLINIQUE DES TROUBLES ALIMENTAIRES BACA. (2024). Programmes intensifs pour adultes. https://cliniquebaca.com/programmes-de-jour-pour-adultes/
CONSEIL CANADIEN DES OMBUDSMANS PARLEMENTAIRES. (2022). L’équité en tête : Guide d’évaluation de l’équité administrative, 2e édition. https://ombudsman.novascotia.ca/sites/default/files/Fairness_by_Design_2022-Aug19_FR.pdf
DAVIDSON INSTITUTE. (2024). 6-week OSI program. https://davidsoninstitute.ca/6-week-osi-program/
EDGEWOOD HEALTH NETWORK. (2024a). Depression, bipolar disorder, and anxiety treatment. https://www.edgewoodhealthnetwork.com/locations/bellwood/programs/inpatient-depression-bipolar-disorder-anxiety-treatment-centre-in-toronto/
EDGEWOOD HEALTH NETWORK. (2024b). Obsessive-compulsive disorder program. https://www.edgewoodhealthnetwork.com/locations/bellwood/programs/obsessive-compulsive-disorder-program/
FEMMES ET ÉGALITÉ DES GENRES CANADA. (2021). Qu’est-ce que l’Analyse comparative entre les sexes plus?, gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/femmes-egalite-genres/analyse-comparative-entre-sexes-plus/est-analyse-comparative-entre-sexes-plus.html
FOOTHILLS CENTRE FOR CHANGE. (2024). Foothills Centre for Change treatment programs. https://www.foothillscentre.com/programs/
FRIENDLY, M., J. BEACH, G. ARURAN, A. COSSETTE, J. LILLACE et B. FORER. (2024). Early childhood education and care in Canada 2023. Childcare Resource and Research Unit. https://childcarecanada.org/publications/ecec-canada/24/08/early-childhood-education-and-care-canada-2023
GOUVERNEMENT DU CANADA. (2013). « Règlement modifiant le Règlement sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes », Gazette du Canada, Partie II, 147(21), 2120–2131. https://gazette.gc.ca/rp-pr/p2/2013/2013-10-09/pdf/g2-14721.pdf
GOUVERNEMENT DU CANADA. (2005). « Règlement sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes : Résumé de l’étude d’impact de la réglementation », Gazette du Canada, Partie I, 139(51), 4213–4247. https://publications.gc.ca/gazette/archives/p1/2005/2005-12-17/pdf/g1-13951.pdf
GUÈVREMONT, A. et L. FINDLAY. (2023). Estimations des dépenses parentales en services de garde d’enfants de janvier à février 2022, Statistique Canada, gouvernement du Canada. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/36-28-0001/2023007/article/00001-fra.htm
HOMEWOOD HEALTH CENTRE. (2024a). Addiction medicine program – Substance use. https://homewoodhealthcentre.com/treatment-programs/addiction-medicine-program-amp-su/
HOMEWOOD HEALTH CENTRE. (2024b). Eating disorder programs. https://homewoodhealthcentre.com/treatment-programs/eating-disorder-program-edp/
HOMEWOOD HEALTH CENTRE. (2024c). Integrated mood, anxiety and addictions concurrent program – Plus. https://homewoodhealthcentre.com/treatment-programs/integrated-mood-anxiety-and-addictions-concurrent-program-plus/
HOMEWOOD HEALTH CENTRE. (2024d). Traumatic stress injury and concurrent program – Cornerstone. https://homewoodhealthcentre.com/treatment-programs/traumatic-stress-injury-and-concurrent-program-tsicp-cornerstone/
Loi sur le bien-être des vétérans, LC 2005, ch.21. https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/c-16.8/
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2016). A growing concern: 2016 Child care fees in Canada's big cities, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/parent-trap
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2019). Developmental milestones: Child care fees in Canada’s big cities 2018, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/parent-trap
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2022). Game changer: Will provinces and territories meet the new federal child care fee targets? Canadian child care fees 2021, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/gamechanger
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2020). In progress: Child care fees in Canada 2019, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/progress
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2023b). Measuring matters: Assessing Canada’s progress toward $10-a-day child care for all, Centre canadien de politiques alternatives. https://monitormag.ca/reports/measuring-matters/
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2023a). Not done yet $10-a-day child care requires addressing Canada’s child care deserts, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/not-done-yet
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2014). The Parent Trap: Child care fees in Canada’s big cities, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/parent-trap
MACDONALD, D. et M. FRIENDLY. (2017). Time out: Child care fees in Canada 2017, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/timeout
MACDONALD, D. et T. KLINGER. (2015). They go up so fast: 2015 Child care fees in Canadian cities, Centre canadien de politiques alternatives. https://policyalternatives.ca/publications/reports/they-go-so-fast
MACLEAN, M. B., J. KEOUGH, A. POIRIER, K. MCKINNON et J. SWEET. (2019). « Labour market outcomes of Veterans », Journal of Military, Veteran and Family Health, vol. 5 (nᵒ 1), 58–70. https://doi.org/10.3138/jmvfh.2017-0016
MACLEAN, M.B., B. CLOW, A. RALLING, J. SWEET, A. POIRIER, J. BUSS, T. POUND et B. RODD. (2018). Veterans in Canada released since 1998: A sex-disaggregated profile, Anciens Combattants Canada, gouvernement du Canada. https://cimvhr.ca/vac-reports/fr/data/reports/MacLean%202018_Veterans%20in%20Canada%20Released%20since%201998%20Sex-disaggregated%20Profile.pdf
Règlement sur le bien-être des vétérans, DORS/2006-50. https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2006-50/index.html
RÉSEAU DE SANTÉ HORIZON. (2024b). Centre de rétablissement. https://horizonnb.ca/fr/services/services-de-traitement-des-dependances-et-de-sante-mentale/services-aux-adultes/centre-de-retablissement/
RÉSEAU DE SANTÉ HORIZON. (2024a). Programme de traitement intensif de jour. https://horizonnb.ca/fr/services/services-de-traitement-des-dependances-et-de-sante-mentale/services-aux-adultes/programme-de-traitement-intensif-de-jour-ptij/
SEARIDGE FOUNDATION. (2022). Addiction recovery focused drug rehab in Nova Scotia. https://searidgedrugrehab.com/
SERVICES DE BIEN-ÊTRE ET MORAL DES FORCES CANADIENNES. (2024). Programme de réadaptation professionnelle, Forces armées canadiennes, gouvernement du Canada. https://sbmfc.ca/assurance-finances/assurance/assurance-invalidite-prolongee/programme-readaptation-professionnelle
STABLE GROUNDS. (2024). Our programs. https://thestablegrounds.com/programs-offered/
STATISTIQUE CANADA. (2022b). Plus de la moitié des femmes s’occupent des enfants ou des adultes dépendants de soins au Canada, gouvernement du Canada. https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/221108/dq221108b-fra.htm
STATISTIQUE CANADA. (2024). Tableau 11-10-0013-01, Familles de recensement selon le revenu total, le type de famille et le nombre d’enfants, gouvernement du Canada. https://doi.org/10.25318/1110001301-fra
STATISTIQUE CANADA. (2023). Tableau 98-10-0147-01, Structure de la famille de militaires et situation des particuliers dans le ménage : Canada, provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement y compris les parties, gouvernement du Canada. https://doi.org/10.25318/9810014701-fra
STATISTIQUE CANADA. (2022a). Tendances désagrégées en matière de pauvreté tirées du Recensement de la population de 2021, gouvernement du Canada. https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2021/as-sa/98-200-X/2021009/98-200-x2021009-fra.cfm#a4
SUNLIFE. (2022j). Les soins de longue durée à l’Île-du-Prince-Édouard, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/ile-du-prince-edouard-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022e). Les soins de longue durée à Terre-Neuve et au Labrador, 2022. .https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/terre-neuve-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022c). Les soins de longue durée au Manitoba, 2022. https://suncentral.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/mb-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022d). Les soins de longue durée au Nouveau-Brunswick, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/nouveau-brunswick-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022h). Les soins de longue durée au Nunavut, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/nunavut-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022k). Les soins de longue durée au Québec, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/qc-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022m). Les soins de longue durée au Yukon, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/yukon-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022f). Les soins de longue durée dans les Territoires du Nord-Ouest, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/territoires-du-nord-ouest-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022a). Les soins de longue durée en Alberta, 2022. https://suncentral.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/ab-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022b). Les soins de longue durée en Colombie-Britannique, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/colombie-britannique-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022g). Les soins de longue durée en Nouvelle-Écosse, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/nouvelle-ecosse-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022i). Les soins de longue durée en Ontario, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/on-ltci-summary-fr.pdf
SUNLIFE. (2022l). Les soins de longue durée en Saskatchewan, 2022. https://centralesunlife.sunlife.ca/content/dam/sunlife/regional/canada/documents/insurance-solutions/sk-ltci-summary-fr.pdf
SWEET, J., A. POIRIER, T. POUND et L. VAN TIL. (2020). Well-being of Canadian regular force Veterans, findings from LASS 2019 survey, Anciens Combattants Canada, gouvernement du Canada. https://publications.gc.ca/collections/collection_2020/acc-vac/V3-1-7-2020-eng.pdf
Annexe A : Exigences relatives au remboursement des frais de garde supplémentaires des personnes à charge
Pour que les frais de garde supplémentaires des personnes à charge soient remboursés dans le cadre du Programme de réadaptation, les exigences suivantes doivent être respectées :
- La personne qui participe au Programme de réadaptation fournit habituellement des soins non rémunérés à la personne à charge.
- Il est de sa responsabilité de trouver des « soins de remplacement temporaires rémunérés ».
- Les soins sont nécessaires pour assurer la santé et la sécurité de la personne à charge ou pour « maintenir ses activités de la vie quotidienne ».
- Les soins de remplacement sont requis lorsque le client participe au programme.
- Les soins s’ajoutent aux soins rémunérés qui étaient déjà fournis à la personne à charge avant que l’aidant ne commence le programme (ACC, 2012b, 2020).
Annexe B : Taux horaires pour les soins à domicile pour adultes, niveau le plus bas et le plus élevé de besoins en matière de soins par province ou territoire en 2022
| Province ou territoire | Taux horaire pour le plus faible niveau de besoins en matière de soins | Taux horaire pour le niveau le plus élevé de besoins en matière de soins |
|---|---|---|
| Alberta | 31 $ | 70 $ |
| Colombie-Britannique | 25 $ | 75 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 31 $ | 70 $ |
| Manitoba | 23 $ | 80 $ |
| Nouveau-Brunswick | 21,50 $ | 75 $ |
| Nouvelle-Écosse | 18 $ | 80 $ |
| Nunavut | Pas de frais | Pas de frais |
| Ontario | 10 $ | 100 $ |
| Québec | 14 $ | 125 $ |
| Saskatchewan | 18 $ | 69 $ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 25 $ | 65 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | Pas de frais | Pas de frais |
| Yukon | Pas de frais | Pas de frais |
Données tirées de Sunlife 2022a-2022m.